Difficile d’entrer dans une librairie avec Lulu-petit-homme-des-abysses sans passer par le rayon nature, océans, poissons, et surtout, sans feuilleter « Abysses » de Claire Nouvian (éd. Fayard), cette jeune journaliste de mode qui s’est reconvertie dans la production et la réalisation de séries animalières telles que «Les chroniques de la jungle perdue» ou « les nuits sauvages ». Fascinée par les fonds marins, Claire Nouvian a participé à l’aventure de « Microcéan » d’Alain Bougrain-Dubourg et d’« Océanautes », un docu sur la conquête des profondeurs. En 2004, elle réalisera enfin «Expédition dans les Abysses». Avant de produire cette année « Abysses », LE livre culte de Lulu qui a même découpé dans le magazine « L’Illustré » la critique (avec photos) qui lui était consacré.
Depuis, toute la famille traque vaillamment les dernières nouvelles des mondes enfouis dans le grand bleu. L’occasion pour nous d’apprendre – merci « Sciences et Vie » – que l’anémone de mer, théoriquement l’une des formes de vie les plus primitives, recèle une complexité étonnante. En effet, son génome est curieusement proche des vertébrés les plus évolués. Il est d’ailleurs même assez proche de celui de l’homme.
Nous voilà donc, Sherlock Holmes, sur la piste de cet ancêtre commun dont émanent toutes les espèces actuelles et disparues. Une créature qui s’est volatilisée il y a environ 650 millions d’années, bien avant ces chers dinos. Mais en nous laissant un patrimoine génétique capital, car pour « Sciences et Vie », le fameux ancêtre commun possédait sans conteste la « trousse à outil » génétique nécessaire à la réalisation des réactions biochimiques animales de base, la construction des nerfs et l’élaboration de la fonction musculaire.
On peut lire tout ça au microscope en zyeutant une banale anémone de mer, vraiment ?


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