Rappelez-vous.. 2001, la candidature chinoise à l'organisation des Jeux Olympiques soulève un tollé parmi les organisations qui défendent les droits de l'homme. Amnesty International, Reporters Sans Frontières, entre autres, appellent au boycott. Face à la levée de boucliers, Pékin promet que les Jeux Olympiques contribueront au développement des droits humains en Chine.
En 2007, à quelques mois des Jeux, qu'est-il advenu de ces promesses?
L'on sait par les rapports d'Amnesty que des milliers de personnes ont été expulsées de leur appartement pour laisser place aux stades et autres constructions olympiques. Mendiants, sans-abri et vendeurs de rue ont été "mis au frais" dans les "centres de rééducation" de la ville jusqu'à la fin des Jeux, soit pour une période de un à trois ans.
Quant aux femmes, les organisateurs leur ont dévolu le même rôle que partout ailleurs dans le monde olympique: elles décerneront les médailles. Selon les canons chinois, toutefois. Si l'on en croit une dépêche AFP du 8 juin, les apparences se devront d'être soignées...: "Les tatouages et les boucles d'oreilles tendent à donner une apparence sordide, tandis que les postérieurs trop rebondis pourraient focaliser excessivement l'attention". Toutefois, comme ces propos ne sont pas ceux d'un imam en verve, mais ceux de Li Ning, chef du protocole Pékin, personne n'y trouvera à redire. Après tout, ces précautions esthétiques ne sont guère éloignées de celles en vigueur dans les parcs Disneyland, on se rappelle notamment de l'interdiction des talons et du vernis à ongles pour les employées d'Eurodisney.
Là où on s'étonne tout de même, c'est lorsque dans le même communiqué Li Ning juge: "Nous ne voulons pas de femmes qui d'une manière ou d'une autre aient l'air louche car cela pourrait vraiment rebuter les athlètes". Alors ça, c'est exotique! Un pays rempli d' hommes montés à l'envers...

Le CIO a sans doute été naïf de croire que la seule attribution des JO à la Chine populaire accélérerait le mouvement des réformes dans le pays. A ce jour, le contrôle des médias en Chine et les respects des minorités, comme de la cause féminine, laissent encore beaucoup à désirer.
Rédigé par: Le_Fred | 10 juin 2007 à 13:26
Après Pékin 2008, voilà Sotchi 2014! Les Russes et leurs magouilles et leur absence de démocratie, venant après les Chinois idem... Pauvre CIO.
Rédigé par: francis | 05 juillet 2007 à 23:17