Est-ce pour faire suite à sa proposition de "karchériser" une partie de la jeunesse banlieusarde française, ou pour suivre les traces de Margaret Thatcher, qui ne naît à la politique qu'en tant que ministre de l'Education du gouvernement d'Edward Heath, que l'un des premiers domaines sur lesquels s'exprime le nouveau président Sarkozy est l'éducation?
Vous pensiez peut-être comme moi que les malheurs de la petite Sophie de Ségur valaient autant pour le caractère historique, voire sociologique des méthodes d'éducation du XIXe siècle qui y étaient illustrées que pour ses qualités littéraires. Ces récits, qui émaillaient chaque "malheur" de la petite Sophie de méthodes de redressement "à haute pression", furent pendant plusieures générations chers aux familles catholiques.
Mais voilà 2007 et Monsieur Sarkozy qui pour éradiquer l'incivilité des salles de classe et restaurer le respect dû aux maîtres propose la récupération du vouvoiement entre maître et élèves, ainsi que la station debout à l'entrée du maître en classe!
Propriétaire de la série complète des oeuvres de la comtesse Rostopchine, j'ai décidé de vous faire partager en images cette époque qui anime tant de nostalgies. Etant bien entendu que les méthodes appliquées aux enfants ne sont qu'une facette d'un grand réaménagement qui concerne tout un chacun.
Florilège:
Image tirée des "malheurs de Sophie". Ed: Jean-Jacques Pauvert, Genève. Illustrations de Gustave Doré et Jules Didier.
in: "Les petites filles modèles "
à droite:
"Un bon petit diable"




Le mythe de l'ancienne école! Sarko et compagnie ne sont pas les premiers à tomber dans le panneau... Dieu merci, les profs ont d'autres arguments, de coeur et d'intellect, à faire valoir...
Rédigé par : Jean | 28 mai 2007 à 14:21
Le progrès façon nouvelle droite commence par un recul vers l'école de la préhistoire: bravo Sarko! Je souhaite autre chose à mes filles que les Malheurs de Sophie,
Rédigé par : Maryline | 29 mai 2007 à 12:36
Mais il ne faut quand même pas oublier que ce genre d'histoires est un récit inventé. Peut-être qu'en réalité il existait à cette époque déjà d'autres moyens pour persuader les enfants, plus doux, comme ceux que nous valorisons aujourd'hui. Simplement on n'en faisait pas de la littérature.
Ou encore peut-être qu'autrefois les éducateurs étaient un peu moins hypocrites que les actuels, du moins ils ne donnaient pas à quelqu'un d'autre l'intention d'être répressif (le méchant Sarko, par exemple), afin de se présenter comme étant les "gentils", les libérateurs scrupuleux de tous les enfants menacés d'être opprimés par les méchants, etc...
Franchement, ne pensez-vous pas que l'aliénation de l'humanité vient d'un système économique fondé sur l'exploitation des faibles? Je crois que c'est en partant de là qu'on peut poser les vraies questions, pas tellement en se scandalisant sur les "Malheurs de Sophie".
Rédigé par : Josie | 31 mai 2007 à 00:00
Merci josie pour ces sages paroles.
Rédigé par : adrienne | 31 mai 2007 à 14:15
Merci josie pour ces sages paroles.
Rédigé par : adrienne | 31 mai 2007 à 14:15
Ravie de découvrir ce blog ...
Rédigé par : Séverine | 07 juin 2007 à 09:51
>Séverine: Merci. Ravie pour ma part d'y lire une Veveysanne peut-être voisine, donc...
Rédigé par : sylvie | 08 juin 2007 à 21:48
L'école selon Sarkozy fait frémir! Surtout que nos cantons, toujours à court d'idées, ne manqueront pas de récupérer celles de ce pseudo novateur.
Rédigé par : Norma | 11 juin 2007 à 15:33
>Norma: Ce que je me demande, c'est: que vont devenir les écoles privées élitaires, si Sarkozy les dépouille de l'exclusivité d'un système d'éducation autoritaire? Bientôt ce sera peut-être du plus grand chic d'envoyer ses enfants dans des écoles favorisant la créativité et l'esprit critique dans l'esprit de mai 68!!! Bref, Sarkozy pour moi boucles définitivement la boucle. On peut enfin rêver à nouveau. Le pire est arrivé :-))!!!
Rédigé par : Aglaë | 13 juin 2007 à 13:50
Je crois, en lisant en cette fin de semaine les dernières déclarations de la ministre de la justice Rachida Dati, que vos craintes étaient justifiées. On est parti, en France, pour fliquer de près les enfants!
Rédigé par : Franz | 23 juin 2007 à 10:48
Si les parents romands regardaient moins ce qui se passe en France et pensaient un peu plus à la réalité romande et suisse, peut être que nos écoles pourrraient avancer vers une réelle alternative qualité suisse.
Nos enfants ont ils moins de valeur que nos montres ????
Rédigé par : adrienne | 24 juin 2007 à 16:21
>adrienne: je suppose que si les parents romands regardent, tout comme je le fais, ce qui se passe chez nos voisins, c'est que les projets éducatifs y sont débalés et débattus sur la place publique. Les nôtres manquent de visibilité, c'est le moins que l'on puisse dire..
Rédigé par : sylvie | 24 juin 2007 à 17:36
Au mieux on peut espérer un débat en place publique concernant les dates des vacances, mais rien de plus concret effectivement.
Rédigé par : adrienne | 25 juin 2007 à 15:37
Est -ce- qu'on peut utiliser c'est illustrations comme un bon petit diable.
Rédigé par : Nazrah Jannoo | 17 novembre 2007 à 08:34
Ca me fait marrer ceux qui disent depuis bien avant 2007 qu'il y a d'autres moyens et patati et patata.
En attendant, avec les "autres moyens, les jeunes sont de plus en plus efrontés, de plus en plus arrogant et de moins en moins respectueux.
Il est beau le "dialogue", il est beau et surtout inneficace.
Rédigé par : Serge Ghure | 25 octobre 2010 à 15:26