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Voici les sites qui parlent de L'école à la maison :

» Non-scolarisation de Alter Enfance
Pour comprendre à la fois ce que cela implique et pourquoi certains parents choisissent cette option, voici une petite sélection d'articles à lire sur le sujet sur la "blogosphère" : L'école à la maison sur Mamans malignes Notre école... [Lire la suite]

Commentaires

Julienne Coupet

Franco-américaine, ayant vécu à Dallas, Londres et Paris, j'ai vu autour de moi quantité d'expériences de homeschooling. Certaines couronnées de succès, d'autres mitigées, d'autres enfin catastrophiques. J'en ai retiré quelques conclusions que je vous livre comme elles me viennent... Pour que ça marche:
- Il faut que les parents, les deux parents, soient 100% convaincus des sacrifices organisationnels et financiers que cela exige.
- Il faut que l'enfant soit totalement convaincu par la démarche et doté à la fois d'autonomie, de curiosité et d'un potentiel supérieur à la moyenne.
- Il faut réévaluer le système chaque année, et ne pas hésiter à revenir dans le public ou dans le privé aux premiers signes d'échec. On peut perdre plusieurs années d'écoles si on n'est pas assez attentif au niveau du homeschooling.
- Surtout, surtout, il faut vous informer, discuter avec des parents qui l'ont déjà adopté; ça évite de sérieuses déconvenues.

Elisa

L'école à la maison, joli rêve pour beaucoup de mamans. Peut-être qu'avec beaucoup de force, d'énergie, d'amour, il y a une réelle possibilité d'y faire mieux que dans les usines à apprendre. Je ne suis pas naïve, c'est aussi sans doute une question d'argent. Mais j'ai d'abord envie de dire que la grande et bonne nouvelle pour celles et ceux qui croient en "l'humain", c'est que de plus en plus de parents s'impliquent dans l'éducation de leurs enfants, sans se cacher derrière les enseignants, ou les dysfonctionnements d'un système.

Francine

Très beau témoignage d’une maman sur le sujet à lire sur http://www.regardconscient.net/archives/0110estevez.html

Extrait:" Je tiens à préciser que je n'ai qu'un bac littéraire, ce qui n'est déjà pas mal, mais rien d'extraordinaire. J'avais opté pour une vie de mère au foyer et des activités à temps partiel, et nous vivions principalement des allocations familiales et d'une pension alimentaire modeste. On ne peut trouver dans notre histoire de privilèges ni matériels ni intellectuels ; plutôt, beaucoup de réflexion et d'engagement, et une grand-mère issue d'un milieu de petits paysans, poussée à étudier par des religieuses, devenue enseignante et toujours intéressée par les innovations en faveur de la liberté d'apprentissage, du respect du rythme des enfants, etc."
"J'ai choisi d'éviter de pousser mes enfants dans des situations où ils seraient comparés, et invités à se conformer à un modèle. Ils ont beaucoup joué, se sont ennuyés parfois, ont appris au gré de leurs intérêts des choses qu'ils n'auraient pas eu le temps de développer à ce point dans un autre contexte. Mes filles aînées étaient capables, avant l'adolescence, de concevoir et réaliser leurs vêtements, leurs sandales. Mon fils aîné, à douze ans, jonglait dans les rues avec quatre torches enflammées. Ma plus jeune fille lisait et écrivait avec passion, depuis petite. Enfin, ils ont pu se lancer " dans le monde " à leur rythme, voyager, séjourner dans d'autres familles, d'autres milieux, d'autres pays."
"Persuadée que le désir de grandir et d'apprendre était déjà en eux, j'ai constaté qu'il ne pouvait se manifester pleinement qu'à ces deux conditions : un maximum de liberté et de sécurité affective, c'est-à-dire la certitude d'être accepté et accueilli quoi qu'il arrive. Il est clair que je n'ai pas été en mesure de procurer à mes enfants cette qualité de présence en tous temps, mais je vois que leur disponibilité pour s'investir dans leur vie est en rapport avec ce qu'ils en ont reçu, et en reçoivent aujourd'hui."
"Tous savaient lire, écrire et compter, mais aucun ne savait, à dix ans, autant d'orthographe que n'en connaît aujourd'hui mon plus jeune fils, à sept ans. Leur intérêt pour cette compétence est venu plus tard, entre le début de l'adolescence et de l'âge adulte."

On devrait, je veux dire les médias devraient donner plus souvent la parole aux familles qui mènent ces expériences, et un peu moins aux lobbies de pédagogues en tous genres!

Maly

Intéressant mais élitaire. J'en rêverais, mais avec deux filles et 3000 euros de revenu mensuel, je n'ai d'autre choix que l'école de la République avec ses héros mais aussi ses briseurs de rêve. Le progrès aujourd'hui n'est possible qu'avec un porte-feuille bien gardi. Je ne suis pas amère. Juste réaliste.

Rada

D'accord avec Maly pour l'argent, mais tant mieux si certains peuvent s'offrir un enseignement privé et individualisé. Je tiens à dire que dans certains milieux, même si financièrement cela était possible, culturellement, ce ne serait pas admis.

Laurent Bussien

Quelqu'un sait-il s'il existe une association suisse des parents pratiquant le homeschooling? Si c'est le prochain trend US qui débarque, pour une fois, il est en tout cas digne d'intérêt et devrait interroger nos édiles en charge de la chose scolaire.

Paul-Henri

Encore un concept creux pour les bobos!

oliver

Enseigner à la maison? Un mirage! Et peut-être une forme de mépris pour les femmes et les hommes qui donnent tant chaque jour derrière le bureau du maître ou de la maîtresse d'école. Ce n'est selon moi qu'une piste marginale pour gens favorisés. A moins qu'elle annonce des bouleversements de société plus fondamentaux...

mamansursaplanete

La vie sans école n'a pas vocation à faire mieux que l'école mais différemment, elle n'a rien d'un rêve, rien d'élitiste (on trouve des familles de toutes conditions sociales et de tous niveaux d'études). Cultiver le plaisir d'apprendre à tous âges en toutes circonstances n'a rien d'un concept creux. Le bonheur de vivre est un préalable essentiel.
Ce n'est pas non plus du mépris pour l'école, c'est seulement une autre voie.

sylvie

> Julienne Coupet: merci de ces conseils avertis.
Il me semble aussi que les enfants au potentiel au-dessus de la moyenne, les plus mal servis par l'école publique, les seuls pour qui rien n'est fait, sont ceux qui profitent le plus de ce système individualisé.

sylvie

>Elisa:oui. J'observe comme vous un retour aux valeurs familiales. Une concentration autour du premier noyau de l'entourage après une grosse perte de confiance dans les institutions et les employeurs...

sylvie

> Francine: Une grand-mère enseignante et un bac littéraire sont des privilèges intellectuels. Des filles couturières et un fils jongleur sont précisément le cauchemar de certains parents! Il faut en effet beaucoup de confiance, (ce qui manque le plus à notre époque)pour permettre à ses enfants de telles explorations.

sylvie

> Maly: Plus difficile en effet si on élève seule ses enfants..

sylvie

> Rada: c'est vrai. La peur de perdre le contrôle ou de sortir des sentiers battus..

sylvie

>Laurent Bussien: Je n'ai rien trouvé. Ca m'intéresse aussi si quelqu'un a une information à ce sujet.. En tous cas, il n'existe aucune statistique à ce sujet à l'OFS qui ne relève que les élèves recensés dans les établissements scolaires!

sylvie

> oliver: Je pense que cet enseignement, bien qu'amené à se développer, n'atteindra jamais de grandes proportions. Il est trop exigeant. Ce n'est que mon avis.
Cela dit, je ne vois pas le mépris, plutôt les postes de travail pour les enseignants qui poireautent sur des listes d'attente...

sylvie

> Maman sur sa planète: merci de ce témoignage sensible et éclairé.
Le bonheur comme préalable essentiel. Je n'y avais pas pensé, mais vous avez raison :-). Mais vous voyez qu'il faut être un peu privilégié quand même...

Ludivine

Le niveau des écoles publiques a tellement baissé dans les pays européens et aux Etats-Unis qu'il est parfaitement normal que des parents cherchent la parade en prenant davantage de responsabilités. Le homeschooling n'est peut-être pas LE remède, mais il représente une piste très intéressante. J'ajoute que de nombreux professeurs de qualité semblent prêts à quitter le public précisément pour pouvoir à nouveau pratiquer un enseignement de qualité non soumis au yo-yo des politiciens et des pédagogistes.

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